8 juin 2016

Quand un nom se transforme en cauchemar

Le nom d’une entreprise, d’un organisme ou d’un produit est le reflet de ses valeurs, de sa mission. Mais qu’arrive-t-il lorsque ce nom sème la confusion ? Ou pire, offense le public ? Voici 7 histoires qui ont causé quelques nuits blanches à leurs propriétaires.

  • 1 Les chocolats Isis: Une aventure au goût amer 

    Au début de l’année 2014, la famille de chocolatiers belges Libeert décide de changer le nom de leur entreprise Italo Suisse pour le nom Isis. Grave erreur.

    À cette époque, les chocolatiers étaient loin de se douter qu’une organisation terroriste, l’État islamique, (ISIS en anglais), commencerait à semer la terreur partout sur la planète.

    Neuf mois plus tard, devant le tollé suscité par leur nouveau nom (et une diminution des ventes de leurs produits), la famille belge change de cap et décide finalement de nommer leur entreprise… Libeert. Quelle bonne idée!

  • 2 L’organisme ISIS: Une bévue qui a l’effet d’une bombe!

    Cette publicité de l’organisation Immigrant Settlement & Integration Service (ISIS), s’adressant aux nouveaux arrivants, et diffusée à Halifax, a embrasé les médias sociaux comme du petit bois sec.

    « Vous commencez votre nouvelle vie au Canada ? Contactez ISIS »

    Devant le malaise des employés qui n’osaient plus s’identifier à ISIS, et les inquiétudes légitimes des clients provenant de la Syrie et de l’Irak, l’organisation convoque les médias pour annoncer un changement de nom. Aujourd’hui, les employés de l’ISANS (Immigrant Services Association of Nova Scotia) ont retrouvé le sourire, et leurs clients, la paix d’esprit.

  • 3L’agence de design Über à New York: Dessine-moi un quiproquo!

    Il y a 14 ans, Herta Kriegner, une graphiste autrichienne, établissait sa propre firme de design à New-York, sous le nom d’Über. En 2014, surprise! Uber arrive à New York et révolutionne le transport de personnes. Pour la boîte de design, c’était le début d’une incroyable saga.

    D’abord, comme Uber ne possède aucun service à la clientèle téléphonique, les gens appellent tous à la firme de design. Le téléphone ne dérougit pas, nécessitant même l’embauche d’un employé supplémentaire à des fins de filtrage d’appels.

    Les conséquences de ce quiproquo atteignent leur paroxysme lorsque la femme d’affaires reçoit une injonction l’obligeant à se présenter en cour afin de prouver qu’un chauffeur de taxi poursuivait la mauvaise compagnie Uber pour compensation financière. Un scénario pour le moins kafkaïen.

    Parions que Herta Kriegner n’utilisera jamais l’application mobile dans ses déplacements!

  • 4L’agence Über à Longueuil: Dur d’imaginer une plus mauvaise pub!

    L’agence de publicité Über a, elle aussi, subi les inconvénients de porter le même nom que le controversé service de transport, dont la gestion quotidienne d’appels erronés ! Fondée en 2004, bien avant que le mouton noir du transport de personnes s’installe au Québec, l’agence Über se retrouve malgré elle au cœur d’une situation fâcheuse qui amène de la confusion et enlève du lustre à son identité.

    Devant cette situation, l’agence décide elle aussi de se rebaptiser.

    Découvrez le nouveau nom de l’agence Über

  • 5Le restaurant Ho Chi Minh: Fallait être nouille pour y penser!

    En avril 2016, un resto-bar-café vietnamien s’est vu forcé de changer de nom à peine 10 jours suivant son ouverture officielle. Établi à Brisbane en Australie, l’établissement porte le même nom qu’un dictateur communiste chinois, Ho Chi Ming, en plus d’afficher une publicité de mauvais goût.

    La page Facebook est immédiatement inondée de commentaires extrêmement négatifs. Choquées, plus de 100 personnes, dont plusieurs vétérans vietnamiens, sortent manifester devant le restaurant. La propriétaire affirme même avoir reçu des menaces de mort. Moins de 24 heures plus tard, Ho Chi Ming changeait pour le Bia Hoi.

    Et que veut dire Bia Hoi ? À vous de le découvrir…

  • 6La boisson énergétique 51FIFTY: Une histoire de fou!

    Le cas de la boisson énergétique 51Fifty démontre à quel point la rectitude politique peut conduire à des situations pour le moins absurdes.

    L’histoire commence lorsqu’une chaîne de supermarché américain Same Mart décide de retirer la boisson de ses tablettes, à la suite d’une plainte. Selon la plaignante, le produit stigmatise les gens atteints de maladies mentales. Euh, pardon?

    Il faut savoir que le code 51 est utilisé par le corps policier pour signaler un individu démontrant des signes de démence. Le slogan évocateur Living the madness inscrit sur l’emballage a aussi été évoqué comme élément discriminant.

    Mais le plus fou dans cette histoire, c’est que la boisson 51Fifty est en étroit lien avec une organisation philanthropique venant en aide aux autistes. Grâce à la vente de ses produits, 51Fifty a donné plus de 800 000 $ à cette cause.

    Heureusement, malgré la controverse, 51Fifty a choisi de se tenir debout et de conserver son nom et sa mission.

  • 7La voiture Zica: Pas si tata que ça finalement.

    En novembre 2015, le plus important constructeur automobile indien, Tata Motors, annonce la sortie de son plus récent modèle, Zica, abréviation pour Zippy Car (« voiture pleine d’entrain »). La voiture devait officiellement être présentée au mois de février 2016, dans le cadre de la plus grande exposition automobile du pays.

    Entretemps, l’éclosion mondiale du virus Zika - une infection transmise par des moustiques, fatale chez les femmes enceintes - a changé les plans de la compagnie automobile. Devant cette crise de santé publique, Tata réagit rapidement et annonce quelques jours avant l’exposition que la Zica changerait de nom. Bye bye Zica ! Bonjour Tiago!


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